Mon Mile-End

Ecrit par Alice le 22 août 2010

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L'emblème de la rue Van Horne (si quelqu'un peut me dire ce que c'est ;-)

Je suis plutôt du genre nostalgique. Je ne peux pas m’empêcher de revenir sur les lieux où j’ai habité, pour replonger dans l’atmopshère, les odeurs, les bruits, les gens. Il y a deux ans, avant que nous n’achetions avec Jules un vrai appart d’adultes bien comme il faut près du Parc Laurier, nous habitions un petit appart mal fichu mais charmant sur la rue Waverly, à l’angle de la rue Bernard.

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C'était là!

J’adorais l’ambiance du quartier, la population bigarée, les petits cafés et les commerces, la rue Bernard, la rue Parc et mon épicier qui vendait des mangues jaunes pas cher et passait de la musique orientale (qui me donne tout de suite envie de frétiller des hanches, en bonne petite libanaise que je suis – et oui, aussi! ;-), le Blockbuster où j’étais fourrée tous les soirs de ce fameux hiver 2007/2008 où des tonnes de neige étaient tombées sur Montréal, et où j’avais fait découvrir à Jules la série 24h, que nous avions dévorée, lovés au creux du canapé, dans notre petit appart mal fichu et mal isolé.

J’entendais souvent le voisin gratter sur sa guitare, je l’accompagnais en chantant, de l’autre côté de la cloison. Quand on invitait des copains à manger, dans la cuisine, on ne pouvait plus bouger tellement elle était petite. Les soirs d’été, il fallait ouvrir la porte de la cuisine, qui donnait sur la cour arrière, et celle de l’entrée, qui donnait sur la rue, pour faire courant d’air et climatiser un peu l’appart. Mais on aimait bien vivre un peu dehors, sans se sentir gênés par le voisinage, bien au contraire. Je me rappelle avec nostalgie du vieil arbre qui ombrageait mon petit balcon, d’où je pouvais voir mon chat adoré, Victoria, bastonner tous les animaux des environs qui avaient l’audace de se pointer dans son carré de jardin (en fait, celui de la voisine du dessous).

On y dormait très mal en revanche. Notre chambre donnait sur la cour arrière, où les voisins aimaient à faire la fête et chanter toute la nuit. Et la voisine du-dessus avait un horaire atypique : elle rentrait le soir vers minuit (piétinements au-dessus de notre tête) et se levait vers 5h (piétinements au-dessus de notre tête, envie de l’étriper). Et notre chat aimait bien se coincer dans les grands arbres du jardin mitoyen, nous obligeant, au beau milieu de la nuit et en pyjama, à poser une échelle sur la table de jardin de la voisine pour aller le récupérer, au risque de finir handicapés à vie car il fallait monter sur le dernier barreau de l’échelle, qui tenait sur un seul pied sur la table, elle-même bancale, puis faire glisser le gros matou terrorisé (et donc prêt à griffer) sur notre tête, puis sur notre épaule, et redescendre l’échelle en tremblant  pour constater, consternés, que ce gros saligot de chat avait déjà pris la poudre d’escampette sous les fondations (dégeulasses) de l’immeuble.

Je repensais à tout ça hier soir alors qu’il faisait tellement beau que j’avais décidé, en sortant de chez PA, de refaire cet itinéraire que j’avais fait 100 fois avant : remonter Parc jusqu’à Bernard, saluer mon épicier, faire un saut chez Jean Coutu, pousser jusqu’à Waverly, constater que la nouvelle occupante a placé un bureau devant la fenêtre, comme je l’avais moi-même fait auparavant (je suis complètement atteinte) et repartir chez moi en pleurant sur mon éloignement du restaurant Thailande, le meilleur thailandais de Montréal (article à suivre ;-).

Maintenant, nous avons 30 ans. Nous habitons un bel appartement bien insonorié, bien isolé et bien climatisé. J’ai troqué mon canapé rose fushia sur lequel on pouvait s’entasser à 15 pour un magnifique canapé Montauk, mais j’ai gardé les photos des copains, accrochées un peu partout. Et aussi la sublime Victoria, qui règne désormais, altière, sur les terrasses de tous les nouveaux voisins. J’ai gagné aussi en proximité avec Célia, qui habite le triplex juste à côté de nous ce qui me permet, en me tordant le cou à la fenêtre de mon salon, de voir s’il y a de la lumière dans son salon. Et ce qui lui économise des précieuses minutes de son forfait (super plan radins.com) puisqu’elle n’a qu’à crier de son jardin pour me parler.

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La petite marchande de fleurs

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Mon glacier favori et, à côté, la boutique préférée de Jules ;-)

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L'EM Café, l'endroit bobo du coin par excellence, j'y ai passé ma vie!

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Mon cher épicier, je ne t'ai pas oublié!

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5 réactions à “Mon Mile-End”

  1. Ariane B a dit le

    J’arrive ici par hasard, en cherchant des blogs sur Montréal…
    J’adore!
    Et cet été, je suis tombée en amour avec le Mile-End moi aussi!!! =)
    *laviepalpitantedearianeb.tumblr.com*

  2. Alice a dit le

    Merci Ariane et bienvenue icitte!

  3. Anne-Charlotte a dit le

    Je decouvre enfin votre site miss Alice et Celia. j’adore! Trop belles les photos!;-)En plus je viens de voir que Celia est passe par Reims, d’ou l’amour des belles choses ha ha
    Alice je preferais que tu demenages a New York plutot qu’a Paris, ils ont deja mylittleparis.com la-bas, alors qu’ici je crois pas qu’on ait croquelapomme.com
    Bref c’est tres chouette, ca me donnerait presque envie de m’y mettre!
    Bises et continuez!
    AnneCharlotte

    PS: J’allais cliquer pour envoyer mais je dois vous dire: j’adore le « Hopla »!

  4. Alice a dit le

    Merci Anne-Charlotte! Je suis super contente que tu sois venue faire un tour ici, et j’espère qu’on te reverra de temps en temps ;-)

  5. Line a dit le

    Bonjour,

    Je suis une fille qui habite les Cantons-de-l’Est, ancienne Montréalaise dans l’âme et dans le coeur, et heureuse de découvrir votre blog made in Montréal!!!!!!!

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