
… Ou le Divorce de Figaro
Lorsque nous nous sommes attablés hier, avec ma douce moitié (appelons-la Jules), sur la très jolie terrasse de la Croissanterie Figaro et que nous avons jeté un coup d’œil à la carte, nous nous sommes demandés pourquoi nous n’étions pas revenus là depuis un bail. Les prix sont petits, le choix est intéressant. Jules, qui a la mémoire un peu moins courte que la mienne, me fait justement remarquer : à cause de l’accueil désagréable et du service en dilettante.
Ah oui, c’est juste. Sauf que là, l’accueil est aimable. Nous sommes donc ravis, par une belle et chaude soirée d’été, de pouvoir nous offrir un resto pas cher dans un cadre charmant. Je commande une assiette végétarienne (vive les bonnes résolutions du manger santé), lui la table d’hôte du soir, gaspacho en entrée, poulet en gratin de tomates et fromage en plat principal.
Une heure et deux paniers de pain (avec beurre) plus tard, on nous apporte le fameux gaspacho. Mais comme nous dit la serveuse, un peu embourbée dans ses explications : « c’est parce que y’en avait plus, alors il a fallu en refaire, pis le lave-vaisselle avait pas fini son lavage, fait que ça a pris du temps ». Super, merci. Puis Jules de me demander : « ma chérie, c’est normal cette texture pâteuse ? » Je goûte. Ah non, ce n’est pas normal, c’est juste un gaspacho dégueu mon amour.
De mon côté, je meurs de faim, forcément, ça fait plus d’une heure que j’attends. Jules déclare forfait après 5 cuillères du gaspacho, nous demandons donc que l’on nous apporte la suite. Quand j’ai faim, je trouve tout délicieux ; eh bien là, non. Même dans mes mauvais jours, je cuisine mieux. Mon assiette végétarienne (à ne pas confondre avec une assiette santé, parce que je vous assure que ce n’est pas avec ça que vous allez flotter dans votre bikini Salinas) était composée d’un rouleau croustillant pas croustillant, d’un carré de légumes fades enveloppé de cheddar, de deux micro-sandwichs de pain pita complet (qui ne semblait pas très frais) remplis de tofu, de tomate et de fromage cheddar, le tout accompagné d’une mauvaise salade arrosée de sauce césar toute faite. Bref, j’ai abandonné la partie à mi-chemin.
Même son de cloche du côté de Jules, qui pourtant mange tout, et avec le sourire, même mes plats des mauvais jours. Son poulet était pourtant meilleur que mon assiette, mais les légumes étaient fades et les pâtes bien ordinaires. La bonne nouvelle, c’est que nous n’avons pas payé cher : 11,50$ l’assiette végé, 14,50$ la table d’hôte, l’arrière-goût est de fait moins amer.
Je laisserai à Jules le mot de la fin : « On y vient pour le Figaro, on y retourne pour le Rumi♥. »
p.s : ça n’enlève rien à leurs croissants qui, eux, sont très bons.
♥ le restaurant d’en face…
La Croissanterie Figaro 5200, rue Hutchison Outremont

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Aïe… peut-être auront-ils plus de succès avec les brunchs? Je voudrais aller les tester bientôt… As-tu eu l’opportunité d’y goûter? C’est drôle que l’on se soit croisée aujourd’hui au Rumi et que tu en parles héhé, je vais poster mon article sur eux dans pas longtemps :)
J’adore le Figaro mais je me souviens avoir eu la pire expérience pour un brunch il y a deux ans! ils n’avaient plus d’eau courante, donc pas de verre d’eau, pas de café, pas de vaisselle, pour le même prix. On peut pardonner beaucoup, mais un brunch sans café?!
@ Laure : j’avais bien dit qu’on y allait pour Figaro et qu’on y retournait pour Rumi! Oui, c’était drôle de se croiser, j’ai adoré le brunch chez Rumi. L’omelette aux dattes, miam!
@ Anabelle : bienvenue ici, nous sommes super fières que tu nous lises (et que tu nous commentes, cela va sans dire ;-).
Le service, le proprio, le brunch du week end, tout est horrible, mais c’est vraiment une belle terrasse et une belle déco. Rarement, il m’arrive d’aller à quelque part seulement pour des raisons esthétiques.