
Crédit Photo : Montreal Breakfast Review
Mes chers lecteurs, il va falloir vous y faire, je vais squatter de plus en plus la rubrique restos de ma compère Célia. Non que j’en ai une connaissance extensive ou que mon sens critique soit aussi affuté que notre connaisseuse, mais parce que mes activités professionnelles m’amènent à dîner ou souper plusieurs fois par semaine dans des bons restaurants, et que ce serait quand même dommage (disons même que ce serait une perte pour l’humanité montréalaise) que je ne vous en fasse pas un petit compte-rendu de néophyte-néanmoins-exigeante pour participer à vous guider dans la jungle des restos montréalais.
Vous vous rappelez certainement que notre Célia était allée bruncher au bistrot (avec un « t », je ne sais pas trop pourquoi) la Fabrique et elle m’en avait par la suite tellement parlé, comparant tout à la Fabrique ( »ouais, pas mal, mais ça vaut pas la Fabrique ») que je me suis dit qu’il était temps d’aller y souper, en compagnie d’une délicieuse créature que nous nommerons Gigi pour les besoins de cet article (nos amies fidèles lectrices de notre blog ont, avons-nous remarqué, une tendance bien nette à transformer leur prénom en des surnoms pittoresques, tels que Sissi, Gigi, Soso, Lulu… on vous a démasquées les filles!).
Pour commencer, je plante le décor : la Fabrique nous avait réservé une table près de la baie vitrée, fort agréable en particulier par temps chaud. Ensuite, j’annonce la couleur du service : impeccable. Nous nous sommes toutes les deux fait la remarque qu’il était rare d’avoir des serveurs aussi affables, simples et en même temps très compétents. On voit d’office que le serveur sait de quoi il parle, et qu’il aime ce qu’il fait. Du coup, même si le démarrage a été un peu lent (cela a pris 45 minutes pour que nous recevions notre entrée), ce petit désagrément est passé comme une lettre à la poste.
Nous avons commencé par le torchon de foie gras (12$), que nous avons trouvé d’un commun accord légèrement fade (mais néanmoins bon). Puis, pour toutes les deux, le saumon minute au nori, galette de riz frite, oeuf de caille et mayonnaie asiatique (23$)… un régal! Tout en finesse et en légèreté, fondant en bouche, originalité des saveurs. Un sans faute. En dessert, la tarte au citron meringuée pour Melle Gigi (légère et subtile, portion XXL, 8$) et le pain perdu, caramel au girofle (9$), une tuerie pour les becs sucrés (trop sucré pour moi donc, mais incroyablement bon). L’addition avec une demi-bouteille de vin s’est élevée à environ 130$ pour deux personnes, taxes et service inclu, mais cela en valait largement la peine. Ce bistro est une perle, il a tout pour lui : une décor chaleureux et original, un personnel impeccable, une nourriture savoureuse et un emplacement idéal.
Vous l’aurez compris : la Fabrique, ça botte les filles culottées!

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