Restaurant Rumi **
L’orientalisme à deux pas de chez soi c’est possible, grâce à Rumi. Disons le tout net, cette place ne m’a pas séduite pour sa nourriture, que je trouve assez chère comparée à la qualité. Par contre, l’ambiance 1001 nuits est ici garantie : les lumières tamisées, les tapisseries persanes accrochées au mur et le reste de la décoration toute aussi jolie nous font plonger au coeur des chaudes soirées orientales. Rumi est une place toute trouvée pour une soirée romantique : celles, comme dirait Patrice, après lesquelles vous -le « vous » prend ici une tournure plus masculine que féminine il faut bien le dire- espérez bien une petite prolongation…
Gros avantage durant la période estivale : Rumi offre une grande terrasse dans une rue peu passante et verdoyante. De quoi passer un agréable moment à la belle étoile.
Pour ce qui est des plats, on pourrait reprocher un certain manque de créativité. On retrouve les classiques de la cuisine orientale servis généreusement : tajines, grillades de poulet – le poulet mariné au gingembre, tamari, sirop d’érable et citronnelle, assez réussi, atteste que le poulet oriental a bien réussi son immigration au Québec – ; galettes de boeuf, agneau, mais aussi quelques plats végétariens. Le tout est accompagné de larges portions de riz basmati (sec, malheureusement) qui vous caleront si votre estomac crie toujours famine. Alice d’ailleurs, qui a quelque fois les yeux plus gros que sa bidaine, n’a pas fini le pain naan qu’elle avait commandé à côté (ça balance, ça balance). Et que dire de l’oubli en cuisine des pistaches dans son plat ? Notre Alice a ruminé cette erreur impardonnable toute la soirée… rassurez-vous lecteur, c’est aujourd’hui oublié, comme l’attestent les 78 articles qu’elle a écrits depuis sur ce blogue en construction-qui-n’est-plus-vraiment-en-construction-mais-qui-devrait-bientôt-être-en-reconstruction.
La carte des vins ne présente aucun intérêt particulier. Le choix de thés et de cafés est autrement plus grand.
Rumi propose aussi quelques brunchs simples mais changeant malgré tout de l’ordinaire, à prix doux (10 $ environ l’assiette) : omelettes, tajines de merguez, viande fumée. Là encore, l’inspiration libanaise aurait pu donner lieu à des propositions plus originales. Rien n’interdit, il est vrai, de compléter soit même son assiette avec les appétissants desserts qui nous sont proposés à la carte. Mais cela demande de réfléchir, et le dimanche matin, c’est trop me demander… (et oui, je n’ai honte rien!)
Bref, on va chez Rumi sans attente gastronomique élevée, mais on y passe un moment exotique et l’impression d’avoir pris un coup de soleil venu du grand Est…
* Lecteurs, la référence à ce titre (oh combien subtile… tout moi ça!) se trouve aussi quelque part dans le texte…
Restaurant Rumi
5198 rue Hutchison (Outremont)
T. (514) 490-1999
http://restaurantrumi.com
Comptez entre 20 et 25 $ pour un plat, hors taxes et service. Entrées et desserts autour de 6 $.




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J’ai trouvé! Hahaha, trop forte la fille culottée!
J’ai suivi vos conseils et acheté le « guide conscience verte »; je l’inaugure dimanche avec un petit tour « chez Rumi » :)